Départ jeudi 10 septembre à Chartres :
Le BRM 1000 de l’Atlantique organisé par le MSD Chartres Cyclo avait été annulé à cause de la canicule. Deux sessions de remplacement ont été programmées et celle qui démarrait jeudi à 8h était compatible avec mon calendrier. L’occasion était trop belle pour la louper. C’est aussi et surtout l’envie de voir l’Atlantique de la Rochelle à Fromentine qui m’attirait !
Nous sommes comme toujours parfaitement accueillis par Laetitia et Yvon. Je retrouve mes copains du CJF, Dom, Laurent, Bertrand et Didier ainsi que Didier de Contres.
Je suis dans le troisième groupe quand le départ est donné. La sortie de Chartres se fait sans encombre et, une fois l’agglomération quittée, je suis rapidement distancé. Bien que nous traversons la Beauce, le début du parcours est superbe car jalonné de très beaux villages avant de parcourir la vallée du Loir.
Après une première centaine de kilomètres parcourus, je fais une pause déjeuner à St Calais. Je ne sais pas expliquer pourquoi mais, alors que je mangeais les produits achetés à la boulangerie, la commerçante vient m’offrir un chausson aux pommes. Pourtant elle ne sait pas que je viens de croquer à pleines dents dans ma langue pour venir à bout de la pâte sablée de son flan vanillé.
Je reprends la route et passe le CP1 à Poncé sur le Loir à 14h. Je déroule tranquillement jusqu’à Saumur où je prends mon diner. Alors que je termine mon repas, prêt à repartir, je suis rejoint par Didier. Je prends congé de lui et file pointer au km 231 à Montreuil Bellay. Il est 19h30, le parcours à travers les vignes au soleil couchant est tout simplement magnifique.
Un peu avant Thouars je retrouve un participant belge. Il a prévu de dormir dans une caravane grâce à Welcome to my garden. Le parcours enchaine les bosses jusqu’à Parthenay où j’arrive à 23h soit 2h avant ma planification. Je repars à 4h00 sans avoir croisé qui que ce soit dans l’hôtel. La gérante m’avait laissé le code d’accès et ma clef sur le comptoir. Le réveil est malgré tout difficile dans les bosses jusqu’à Niort.
Pointage au km350 à 6h20 où je retrouve deux cyclos. Une boulangerie ouvre à mon arrivée. Je commande de quoi petit-déjeuner mais mon chocolat chaud se renverse sur le vélo, ses sacoches et mes jolies chaussures neuves. La trace jusqu’à La Rochelle est plate. En sortant du chef-lieu des Deux Sèvres, je suis doublé par Dom et Bertrand qui y ont passé la nuit. La Sèvre Niortaise est magnifique. Nous longeons les canaux au cœur du marais Poitevin. Nous étions prévenus : certaines portions sont parfaites pour le gravel. Mieux valait les parcourir de jour comme précisé par Yvon.
A Marans, je déniche une boulangerie, l’occasion de valider le CP4 au km400. Puis je suis accueilli par une petite giboulée à l’arrivée de La Rochelle 25 km plus loin. Il est bientôt 11h et les filles sont là ! J’en profite pour adresser un message à Belle-maman pour son anniversaire.
En début d’après-midi, je suis dans le dur. Une glace revigorante de la superette de Triaize m’aide à repartir alors qu’un angevin retrouvé sur la route m’indique avoir prévu sa prochaine pause au km800 ; chapeau à lui !
Je retrouve à Talmont Saint Hilaire des routes que je connais très bien à partir du km 500. Il est un peu plus de 15h10 quand j’empreinte la piste cyclable sécurisante mais peu pratique. L’arrivée aux Sables par le sud est magique. Le soleil se reflète dans l’océan, les vagues explosent sur la corniche ; ce sont des marées à fort coefficient. Je m’arrête sur le remblai et déguste une glace artisanale. Le parcours remplit toutes ses promesses. Nous ne sommes que vendredi après-midi mais la plage est bondée.
Rempli de joie, je reprends la route et m’arrête à Brem/mer dans une boulangerie. J’y retrouve un participant et je repars avec les victuailles pour diner à Fromentine. La trace passe par l’intérieur des terres après avoir quitté la côte à St Gilles. Là aussi les terrasses étaient bondées. Je suis sur mes terres estivales. Le vent contraire assèche le gosier. Après avoir traversé les marais salants, j’arrive enfin à Fromentine. Je me pose face au pont de Noirmoutier, pour diner avec le soleil déclinant. Je m’étais inscrit pour vivre en une seule trace ces moments magiques : je ne suis pas déçu du voyage ! Je suis au km 585, il est 19h30.
A peine le soleil s’est-il couché que la fraicheur apparait. La journée se termine à 00h15 au km670 à l’hôtel réservé à Clisson. La veilleur de nuit de l’hôtel m’accueille avec un « vous êtes à l’heure, vous m’aviez dit entre 00h00 et 1h00 ». le challenge est en effet rempli pour cette seconde journée. Je me réveille naturellement à 5h30 comme si j’allais au travail. La différence est que nous sommes samedi. Je prends un excellent et consistant petit-déjeuner avant de reprendre la route à 6h30. Le soleil peine à traverser les nappes de brouillard matinal. L’ambiance est à nouveau magique.
Nous sommes au kilomètre 712 à Saint Florent le Vieil quand je m’arrête à nouveau dans une boulangerie pour un encas. Je sens que la journée pourrait être compliquée. Je retrouve un cyclo qui me double fréquemment à une vive allure. Comme souvent je m’aperçois que je compense mon manque de vélocité par des pauses limitées en nombre et en temps.
Le 10ème contrôle de passage est à Saint Mathurin sur Loire au km774. Je trouve Géraldine posée devant une supérette. Nous déjeunons ensemble et termine mon repas par une glace bienvenue car il nous reste 2000m de D+ à franchir. Je constate rapidement que la fatigue va se faire sentir. Je fais une micro sieste d’un quart d’heure qui me permet de passer lentement mais surement le Perche Sarthois. C’est d’ailleurs l’occasion de goûter à Malicorne sur Sarthe au Km830.
C’est au Grand Lucé au km880 que je pensais faire ma dernière halte. Je retrouve un participant desséché qui roule depuis la veille au soir. Après m’être restauré, je le laisse se reposer et suis prêt à enchainer les dernières bosses. Craignant le manque d’eau dans la nuit, je m’arrête à une camionnette à pizza pour acheter une boisson. Le pizzaïolo n’en vend pas. Il m’offre néanmoins une petite bouteille et refuse que je la lui paye. Merci à lui.
Je m’arrête par la suite à Vibray où une course de voiture à pédales est organisée. Cette halte festive est fort appréciée après un moment délicat dans la forêt dû à une mauvaise rencontre. La vue du château de Montmirail se mérite mais c’est l’une des dernières cotes à gravir. Les dernières dizaines de kilomètres sont plutôt descendantes à travers la Beauce.
J’arrive à Chartres à 2h44, fatigué mais ravi de cette aventure.
Mille mercis au MSD Chartres, à Laetitia et Yvon et à l’ensemble des bénévoles de nous avoir permis de vivre ce 1000 de l’Atlantique.












