Samedi 11 avril :

      Après le BRM 200 du MSD du 21/03, je me suis inscrit au 300 du 11/04. En début de semaine, la météo annonçait grand beau mais frais. Et plus les jours avançaient, plus la météo était pessimiste. 

    Pour autant rendez-vous était pris pour rejoindre le départ à 5h30. Une fois la carte de pointage récupérée, je retrouve mon copain Claude adhérent des Gogos et accessoirement du club de Massy Palaiseau. Quelques costauds du CJF sont également présents. 

     Je me rends sur la ligne de départ mais le gros de la troupe est déjà parti. Je me dis que ce n'est pas plus mal, car je roulerais dès le début à mon rythme. Le risque est souvent de partir trop vite en accompagnant un groupe.

     La trace prend la direction nord-ouest pour passer devant le château de Vérigny. Même s'Il fait nuit noire, on aperçoit un croissant de lune peu lumineux. Je pense alors à la mission Artemis II qui nous a tenus en haleine cette semaine. 

      Après Artemis II, c'est une autre fusée qui me dépasse aux alentours du trentième kilomètre. Loïc a dû prendre le départ vers 6h et son allure est à vue de nez, 50% plus rapide que la mienne.  

    La trace nous permet de rejoindre le CP1. Arrivé au château de la Hallière, nous scannons le QR code pour valider notre passage. J'ai rattrapé deux groupes de cyclos et, avec l'un d'entre eux, nous nous retrouverons à plusieurs reprises. 

      Le parcours prend plein nord et nous pointons au château d'Escorpain. Ensuite, nous obliquons vers l'ouest et pointons aux châteaux d'Arbouville et de Philmain. Un tiers est déjà parcouru et même s'il n'est que 10h, je prends mon déjeuner. 

      Le parcours se dirige alors vers le sud. Le Perche est splendide mais il se mérite. Les bosses s'enchainent et nous pointons à Mauves sur Huisne. Alors que je m'apretais à me découvrir, la pluie s'invite à la fête et est particulièrement nourrie.  Je m'abrite sous un paravent à la Bazoche Gouet pour prendre ma seconde pause casse-croûte. Une fois reparti, je retrouve Claude pour peu de temps car il s'arrête à son tour.

      Au magnifique château de Villemesle, on peut enfin souffler car la pluie s'est arrêtée et il n'y a plus de bosse. Les demeures s'enchainent au nord de Châteaudun : château de la Touche Hersant, château de Sainte Radegonde, château de Moléans. Je ne m'attarde pas car je profite du vent qui est enfin favorable. 

      Restent 25 km quand nous arrivons au dernier pointage au château de Reverseaux. Je craignais retrouver un vent défavorable mais il est tombé. Les longues lignes droites qui traversent la Beauce me permettent d'appuyer et d'arriver dans le temps que je m'étais fixé.

     Outre la beauté des paysages traversés et la découverte de splendides châteaux, je retiens aussi les beaux échanges avec les participants lors des pauses.

      Merci au MSD Chartres pour l'excellente organisation.

     Nous sommes le 21 mars. Officiellement, le printemps a commencé hier. La saison des Brevets des Randonneurs Mondiaux est lancée et nous n'avions que l'embarras du choix. Traditionnellement, le Cercle Jules Ferry organise le premier mais j'y officiais comme bénévole. C'est donc mon premier BRM pour 2026. Les copains sont allés réaliser celui de Flins quand d'autres sont à Blois. Ce dernier m'attirait mais le départ était donné à 6h30. En ajoutant le temps de transport, c'était beaucoup trop tôt. Je me suis donc inscrit à celui du MSD Chartres Cyclo nommé les Trois rivières.

     Traverser la Beauce crée des conditions propices à affronter le vent et nous avons été servis ! Le départ est donné à 7h30, j'y retrouve Elisabeth et Gérard parmi les 133 participants. Je roule dans le premier groupe tandis que quelques-uns se détachent déjà. Nous roulons plein Est et le vent se lève gentiment face à nous. Il en est de même du soleil qui crée une ambiance magique. Je roule à côté de Stéphane de l'UV Orgerus qui a un très beau GIOS en acier. Nous nous rendons vite compte que nous sommes tous deux animés par la passion des vélos anciens. Nous avons les mêmes copains sur la région Centre. 

     Nous arrivons au premier contrôle de passage à Saclas. La boulangère nous attend avec son tampon à l'extérieur de sa boutique et elle l'utilise à tour de bras. Je reprends rapidement la route seul en longeant la Juine. A l'ombre la fraicheur se fait ressentir. A Toury je suis rejoint par Arnaud et son copain du Cercle Jules Ferry.

     Bien poussés par le vent, nous arrivons à Patay. La boulangerie est peu à peu prise d'assaut par les cyclos. Chacun achète son déjeuner et fait tamponner son passage. Les cyclos s'éparpillent sur la place attenante pour se restaurer. Je ne m'attarde pas et reprends la route seul prêt à affronter Eole. Jusqu'à Nottonville, le paysage n'est pas le plus beau qui soit. Mais avec la Conie, l'environnement s'améliore. Au CP3, à Donnemain Saint Mamès, je retrouve les deux orléanais. Nous sommes arrivés juste avant la fermeture du bar pour obtenir le fameux sésame. 

    Le parcours reprend plein Nord accompagné par le Loir. Un cyclo est quelques dizaines de mètres devant moi mais je ne recolle pas sa roue car je m'aperçois vite que nous n'avons pas le même rythme selon le profil de la route.

    Arrivé à Charonville, je scanne le QR Code derrière le panneau du village et suis rejoint par les orléanais. Ils repartent quelques secondes avant moi. Effectuant des relais, ils me distancent doucement mais surement et nous nous retrouverons à l'arrivée. 

    Pauses comprises, j'ai réalisé ce BRM en moins de 9h avec ma randonneuse nommée affectueusement Mon tracteur. Je retrouverai les chartrains dans trois semaines pour leur BRM 300. 

    Le 14/02, tout le monde sait que c'est la Saint Valentin. Au Cercle Jules Ferry, une randonnée était organisée pour cette occasion. Pour y participer il fallait prendre le train jusqu'à Vierzon. 6 couples de copains avaient répondu présents. L'idée était de parcourir 200 kilomètres avec une trace en forme de cœur. Bien évidemment le parcours passait par le village de Saint Valentin. 

    Nous quittons Vierzon un peu après 8h sous la pluie et dans le froid. Nous longeons le canal du Cher vers l'ouest. Le chemin est jonché de petites branches et il faut être très vigilant. Je ne suis pas serein du fait de ma vision perfectible et des fortes rafales perpendiculaires à notre direction. 

    Arrivés à Saint Julien sur Cher, nous obliquons plein sud. Le vent de 50km/h nous pousse et nous arrivons rapidement à Saint Valentin au kilomètre 73. Nous ne manquons pas de prendre les photos souvenirs. Puis nous faisons quelques mètres afin de faire tamponner notre carte de route à la POSTE. Des cartes postales sont en vente et des bonbons en forme de cœur sont mis à disposition. A la sortie, une journaliste de la NOUVELLE REPUBLIQUE nous prend en photos. La mairie n'est pas loin et très joliment décorée. Le village et le groupe vivent d'amour ! 

    Encore quelques mètres de parcourus jusqu'à la salle des fêtes pour se réchauffer avec un bon café chaud pour la plupart des membres du groupe. Certains s'interrogent à prendre le train à Bourges pour rentrer afin de ne pas affronter le vent sur le retour. 

    Nous enfourchons alors à nouveau nos montures et au kilomètre 91, à Meune-Planches, nous tournons vers le nord-est. Le vent devient notre ennemi. Les costauds se relaient en avant du groupe. Même si nous nous protégeons les uns les autres, le fait de se décoller de quelques centimètres de celui qui nous précède nous oblige à faire un effort très conséquent pour se recoller à la roue. Je peste contre moi-même à chaque faux-plat ; je suis dans le dur. 

    Vers Saint Ambroix, une pause bienvenue nous permet de grignoter. Passé Saint Florent sur Cher la végétation nous protège. A Bourges une longue halte dans une boulangerie nous permet de nous réchauffer et de nous restaurer. Ce sont 140km qui ont été parcourus. Le groupe est soudé ; il va poursuivre sa route jusqu'au bout. 

    La forêt nous protège, le rythme est plus calme ; je prends beaucoup de plaisir à être ici avec les copains. Au kilomètre 160 nous reprenons vers le sud-ouest jusqu'à Reuilly. Nous n'avons pas le temps de nous arrêter pour une dégustation car il ne faudrait pas louper le train du retour. Nous terminons la boucle de notre cœur et reprenons vers le nord, vers Vierzon. Dernière photo pour certains au village de Chéry, nous sommes toujours dans le thème de la randonnée. Nous arrivons à l'heure à la gare et montons, fatigués mais heureux, dans le train de 18h18. 

     Accessoirement mon dodécaudax de février est validé. Ce fut surtout une belle aventure remplie de beaux sentiments.  Merci les copains du CJF ! 

 Samedi 10 janvier :  

    Avec quelques copains du CJF, nous avions fait le choix de loger à l’Etape 84 à Tours vendredi soir pour rejoindre tranquillement le départ du Dodécaudax organisé par l’UCT. Le départ est traditionnellement donné à 7h.

    Samedi matin, 6h50 ; je regarde machinalement mon téléphone… panique à bord, il n’a pas sonné !  Je l’avais mal programmé… je préviens l’organisateur et les copains ; qu’ils partent sans m’attendre. Au mieux nous nous retrouverons au ravito au pire au restaurant. Le vent favorable sera mon allier.

    Je range mes affaires et quitte à mon tour Tours à 7h30. Peu ennuyé par la circulation, la trace prend plein sud jusqu’à Veigné. La nuit est encore bien présente. Puis les premières lueurs du jour apparaissent. Etant en mode chasse-patate, je ne prends pas le temps de m’arrêter à Cormery pour prendre des photos de cette charmante bourgade. La température frise 0 degré. Je fais attention dans les virages car le sol est luisant. D’ailleurs je remarque de nombreuses marques fines laissées par les cyclos qui me précèdent.

    Juste avant de franchir l’Indre à Courçay, j’aperçois le groupe de l’autre côté du pont. Je ne pensais pas les rattraper de sitôt. Malheureusement une sévère chute est à déplorer. Une plaque de verglas a mis Pascal à terre, Jean-Pierre, médecin a fait le diagnostic. Nous attendons les pompiers pendant une demi-heure avant de repartir doucement.

    Nous atteignons le quart du parcours au ravitaillement gargantuesque à proximité du château de Grillemont. Eric nous rejoint rapidement après avoir réparé une crevaison.

    Nous repartons rassasiés avec quelques belles éclaircies. Nous arrivons à 13h au restaurant Au petit Marmiton à Saint Jean -Saint Germain. Après un bon repas, nous reprenons la route. Le soleil est bien présent. Le groupe s’étire et je roule avec Georges jusqu’à Montrésor. La route est vallonnée et le vent contraire, ce n’est pas la partie la plus simple. Tout le monde se regroupe devant le château pour la photo de groupe.

    Juste après Saint Quentin sur Indrois, nous formons un groupe de 12 cyclos orléanais. Coachés par Bertrand nous tenons une vitesse stabilisée et nous protégeons les uns les autres face au vent. Nous rejoignons Tours en toute sécurité en longeant le Cher.

    Après que tout le monde ait rejoint l’Etape 84, nous dégustons la galette bien méritée avant de nous quitter.

Vendredi 12 décembre :

13 décembre 2025, il est un peu plus de 7h lorsque nous entrons dans Tours après avoir parcouru un peu plus de 200 km au cours de la nuit. Je clôture alors mon dodécaudax de 2025.

En janvier, j’avais participé au dodécaudax des Roys de l’Union Cycliste de Touraine. En février j’avais retrouvé la même équipe pour le dodécaudax entre tatin et brocards. Le premier week-end de mars, je m’étais aligné sur le BRM200 du Cercle Jules Ferry. Mon œil montrait déjà des signes de fragilité mais il ne m’empêchait pas de pédaler. Peu de temps après j’ai dû être opéré une première fois.

Tout début avril, un mois après, plutôt confiant sur le déroulé de ma convalescence, je roule seul dans le malesherbois et poursuis ce dodécaudax 2025. Malheureusement, les soins n’ont pas suffi et une nouvelle crise nécessite une seconde opération en urgences.

Je suis alors plus raisonnable et respecte une période d’abstinence vélocipédique. Puis, avec l’autorisation de mon ophtalmologiste, je fais un aller-retour Orléans-Chartres lors d’une très belle journée de mai.  Lors du dernier week-end de juin, je réalise la trace du BRM du flan du CJF en reliant au départ d’Orléans les meilleures boulangeries de Montargis et de Gien.

En juillet, je profite des vacances pour parcourir la Vendée à deux reprises. Début d’août, je pose une journée de congés pour parcourir les 250 km de la semaine fédérale qui nous emmenaient à Sancerre. En septembre, j’ai retrouvé les chartrains du MSD Chartres pour leur BRM Le convivial. En Octobre, j’ai combattu le vent du sud jusqu’à Graçay. Enfin, le 9 novembre, j’ai parcouru le triangle d’eau entouré des magnifiques couleurs automnales.

Mon ophtalmologiste m’ayant tout début décembre autorisé à passer une nuit blanche sur mon vélo, je me suis donc inscrit au dodécaudax du solstice. Nous étions 11 orléanais dont 10 copains du CJF sur la petite cinquantaine de cyclos. Nous composons la majorité du second groupe. Une crevaison est à déplorer dès le treizième kilomètre sur le vélo de Didier, notre serre-fil. Une fois repartis, le CJF prend les commandes du groupe et nous emmène à plus de 30 km/h. Je sais que je ne tiendrais pas ce rythme sur 200km surtout avec les gros pneus en 47 de ma fidèle randonneuse. Ce sera d’ailleurs l’objet de gentilles railleries de Raphaël qui la qualifie de tracteur.

Au ravito de Chambord nous retrouvons Séverine et Didier qui sont venus nous saluer à vélo. Requinqués, nous repartons à un bon rythme vers Vendôme. Bien qu’il soit 3h00 du matin, l’auberge du solstice nous réchauffe grâce à son ambiance et son dîner préparé par les bénévoles. Contrairement à l’année passée le retour sur Tours me parait monotone mais je suis ravi d’en franchir les portes.

Pour conclure, toutes ces sorties sont l’opportunité de partager de magnifiques moments, d’échanger entre amis mais aussi avec des inconnus. Rendez-vous en 2026 pour de nouvelles rencontres.  

  

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