Le 14/02, tout le monde sait que c'est la Saint Valentin. Au Cercle Jules Ferry, une randonnée était organisée pour cette occasion. Pour y participer il fallait prendre le train jusqu'à Vierzon. 6 couples de copains avaient répondu présents. L'idée était de parcourir 200 kilomètres avec une trace en forme de cœur. Bien évidemment le parcours passait par le village de Saint Valentin. 

    Nous quittons Vierzon un peu après 8h sous la pluie et dans le froid. Nous longeons le canal du Cher vers l'ouest. Le chemin est jonché de petites branches et il faut être très vigilant. Je ne suis pas serein du fait de ma vision perfectible et des fortes rafales perpendiculaires à notre direction. 

    Arrivés à Saint Julien sur Cher, nous obliquons plein sud. Le vent de 50km/h nous pousse et nous arrivons rapidement à Saint Valentin au kilomètre 73. Nous ne manquons pas de prendre les photos souvenirs. Puis nous faisons quelques mètres afin de faire tamponner notre carte de route à la POSTE. Des cartes postales sont en vente et des bonbons en forme de cœur sont mis à disposition. A la sortie, une journaliste de la NOUVELLE REPUBLIQUE nous prend en photos. La mairie n'est pas loin et très joliment décorée. Le village et le groupe vivent d'amour ! 

    Encore quelques mètres de parcourus jusqu'à la salle des fêtes pour se réchauffer avec un bon café chaud pour la plupart des membres du groupe. Certains s'interrogent à prendre le train à Bourges pour rentrer afin de ne pas affronter le vent sur le retour. 

    Nous enfourchons alors à nouveau nos montures et au kilomètre 91, à Meune-Planches, nous tournons vers le nord-est. Le vent devient notre ennemi. Les costauds se relaient en avant du groupe. Même si nous nous protégeons les uns les autres, le fait de se décoller de quelques centimètres de celui qui nous précède nous oblige à faire un effort très conséquent pour se recoller à la roue. Je peste contre moi-même à chaque faux-plat ; je suis dans le dur. 

    Vers Saint Ambroix, une pause bienvenue nous permet de grignoter. Passé Saint Florent sur Cher la végétation nous protège. A Bourges une longue halte dans une boulangerie nous permet de nous réchauffer et de nous restaurer. Ce sont 140km qui ont été parcourus. Le groupe est soudé ; il va poursuivre sa route jusqu'au bout. 

    La forêt nous protège, le rythme est plus calme ; je prends beaucoup de plaisir à être ici avec les copains. Au kilomètre 160 nous reprenons vers le sud-ouest jusqu'à Reuilly. Nous n'avons pas le temps de nous arrêter pour une dégustation car il ne faudrait pas louper le train du retour. Nous terminons la boucle de notre cœur et reprenons vers le nord, vers Vierzon. Dernière photo pour certains au village de Chéry, nous sommes toujours dans le thème de la randonnée. Nous arrivons à l'heure à la gare et montons, fatigués mais heureux, dans le train de 18h18. 

     Accessoirement mon dodécaudax de février est validé. Ce fut surtout une belle aventure remplie de beaux sentiments.  Merci les copains du CJF ! 

 Samedi 10 janvier :  

    Avec quelques copains du CJF, nous avions fait le choix de loger à l’Etape 84 à Tours vendredi soir pour rejoindre tranquillement le départ du Dodécaudax organisé par l’UCT. Le départ est traditionnellement donné à 7h.

    Samedi matin, 6h50 ; je regarde machinalement mon téléphone… panique à bord, il n’a pas sonné !  Je l’avais mal programmé… je préviens l’organisateur et les copains ; qu’ils partent sans m’attendre. Au mieux nous nous retrouverons au ravito au pire au restaurant. Le vent favorable sera mon allier.

    Je range mes affaires et quitte à mon tour Tours à 7h30. Peu ennuyé par la circulation, la trace prend plein sud jusqu’à Veigné. La nuit est encore bien présente. Puis les premières lueurs du jour apparaissent. Etant en mode chasse-patate, je ne prends pas le temps de m’arrêter à Cormery pour prendre des photos de cette charmante bourgade. La température frise 0 degré. Je fais attention dans les virages car le sol est luisant. D’ailleurs je remarque de nombreuses marques fines laissées par les cyclos qui me précèdent.

    Juste avant de franchir l’Indre à Courçay, j’aperçois le groupe de l’autre côté du pont. Je ne pensais pas les rattraper de sitôt. Malheureusement une sévère chute est à déplorer. Une plaque de verglas a mis Pascal à terre, Jean-Pierre, médecin a fait le diagnostic. Nous attendons les pompiers pendant une demi-heure avant de repartir doucement.

    Nous atteignons le quart du parcours au ravitaillement gargantuesque à proximité du château de Grillemont. Eric nous rejoint rapidement après avoir réparé une crevaison.

    Nous repartons rassasiés avec quelques belles éclaircies. Nous arrivons à 13h au restaurant Au petit Marmiton à Saint Jean -Saint Germain. Après un bon repas, nous reprenons la route. Le soleil est bien présent. Le groupe s’étire et je roule avec Georges jusqu’à Montrésor. La route est vallonnée et le vent contraire, ce n’est pas la partie la plus simple. Tout le monde se regroupe devant le château pour la photo de groupe.

    Juste après Saint Quentin sur Indrois, nous formons un groupe de 12 cyclos orléanais. Coachés par Bertrand nous tenons une vitesse stabilisée et nous protégeons les uns les autres face au vent. Nous rejoignons Tours en toute sécurité en longeant le Cher.

    Après que tout le monde ait rejoint l’Etape 84, nous dégustons la galette bien méritée avant de nous quitter.

Vendredi 12 décembre :

13 décembre 2025, il est un peu plus de 7h lorsque nous entrons dans Tours après avoir parcouru un peu plus de 200 km au cours de la nuit. Je clôture alors mon dodécaudax de 2025.

En janvier, j’avais participé au dodécaudax des Roys de l’Union Cycliste de Touraine. En février j’avais retrouvé la même équipe pour le dodécaudax entre tatin et brocards. Le premier week-end de mars, je m’étais aligné sur le BRM200 du Cercle Jules Ferry. Mon œil montrait déjà des signes de fragilité mais il ne m’empêchait pas de pédaler. Peu de temps après j’ai dû être opéré une première fois.

Tout début avril, un mois après, plutôt confiant sur le déroulé de ma convalescence, je roule seul dans le malesherbois et poursuis ce dodécaudax 2025. Malheureusement, les soins n’ont pas suffi et une nouvelle crise nécessite une seconde opération en urgences.

Je suis alors plus raisonnable et respecte une période d’abstinence vélocipédique. Puis, avec l’autorisation de mon ophtalmologiste, je fais un aller-retour Orléans-Chartres lors d’une très belle journée de mai.  Lors du dernier week-end de juin, je réalise la trace du BRM du flan du CJF en reliant au départ d’Orléans les meilleures boulangeries de Montargis et de Gien.

En juillet, je profite des vacances pour parcourir la Vendée à deux reprises. Début d’août, je pose une journée de congés pour parcourir les 250 km de la semaine fédérale qui nous emmenaient à Sancerre. En septembre, j’ai retrouvé les chartrains du MSD Chartres pour leur BRM Le convivial. En Octobre, j’ai combattu le vent du sud jusqu’à Graçay. Enfin, le 9 novembre, j’ai parcouru le triangle d’eau entouré des magnifiques couleurs automnales.

Mon ophtalmologiste m’ayant tout début décembre autorisé à passer une nuit blanche sur mon vélo, je me suis donc inscrit au dodécaudax du solstice. Nous étions 11 orléanais dont 10 copains du CJF sur la petite cinquantaine de cyclos. Nous composons la majorité du second groupe. Une crevaison est à déplorer dès le treizième kilomètre sur le vélo de Didier, notre serre-fil. Une fois repartis, le CJF prend les commandes du groupe et nous emmène à plus de 30 km/h. Je sais que je ne tiendrais pas ce rythme sur 200km surtout avec les gros pneus en 47 de ma fidèle randonneuse. Ce sera d’ailleurs l’objet de gentilles railleries de Raphaël qui la qualifie de tracteur.

Au ravito de Chambord nous retrouvons Séverine et Didier qui sont venus nous saluer à vélo. Requinqués, nous repartons à un bon rythme vers Vendôme. Bien qu’il soit 3h00 du matin, l’auberge du solstice nous réchauffe grâce à son ambiance et son dîner préparé par les bénévoles. Contrairement à l’année passée le retour sur Tours me parait monotone mais je suis ravi d’en franchir les portes.

Pour conclure, toutes ces sorties sont l’opportunité de partager de magnifiques moments, d’échanger entre amis mais aussi avec des inconnus. Rendez-vous en 2026 pour de nouvelles rencontres.  

  

Samedi 27 septembre :

     J’avais inscrit dans mon calendrier cette magnifique randonnée gravel qu’est la Royale. Etant donné qu’il avait plu sérieusement les jours et semaines précédentes, je m’attendais à ce que ce soit particulièrement gras.

     Je prends le départ du camping de l’amitié à Nouan sur Loire le samedi en fin de matinée pour le parcours de 100 km. Les participants sont hétéroclites. Certains sont là en famille, certains en VTC, il y a quelques gravels mais la majorité est en VTT.

     Au fur et à mesure des kilomètres, le peloton s’étire sachant que les départs étaient donnés toutes les 15 minutes. Une fois la clôture du domaine de Chambord franchie, nous parcourons de très jolis singles. Ils sont peu techniques mais il faut bien garder la roue avant dessus car les côtés ont été sérieusement labourés par les cochons.

     Au onzième kilomètre nous passons le rond-point François Ier et remontons l’année face au château. Je ne m’en lasse pas !

     Puis nous laissons le château derrière nous en longeant le Cosson. Ce secteur est connu et nous emmène au premier ravito au 25ème kilomètre. Certes c’est l’heure du déjeuner mais les participants qui sont passés avant moi ont confondu ravito et restaurant… il ne reste plus rien et le désarroi des bénévoles est palpable… Ayant pris un petit déjeuner copieux, j’enfourche mon vélo et m’engage sur la trace grâce au GPS. A partir de ce moment-là, il n’y a plus de fléchage ; nous étions prévenus au moment de l’inscription.

     Un bérurier prend ma roue car il a oublié de télécharger le parcours. Nous filons bon train jusqu’à ce qu’il crève. Il m’explique que c’est la 16ème fois de l’année. Je le sens dépité. Je comprends alors qu’il va rebrousser chemin lorsqu’il m’invite à poursuivre ma route. Certains endroits nécessitent d’être vigilants, d’autres permettent d’appuyer plus fort. Ma progression est ralentie sur un secteur où çà tabassait sérieusement. Nous faisons l’accordéon avec deux groupes de vététistes. Leurs suspensions leur permettent de me rattraper dans ce type de portions.  

     C’est alors que des coups de feu extrêmement nourris précèdent un endroit où l’odeur de poudre est très forte. Quels que soient les animaux ciblés, ils devaient être des milliers où alors c’étaient des bons chasseurs (référence aux Inconnus).

     Juste avant la Ferté Saint Cyr se trouve le second ravito : dédiés aux parcours gravel et VTT de 100 et 125 km, il est largement fourni. Fromages de chèvre, pâtes de fruits artisanales, biscuits de Chambord ; tout ce qu’il faut pour attaquer la seconde moitié de la randonnée.

     Je ne m’arrête pas au troisième (qui est le même que le premier) ni au quatrième et je poursuis mon effort avec entrain. Le soleil est présent avec de belles éclaircies, le vélo et le bonhomme se portent bien.  

     La Blonnière-nord nécessite un petit détour qui masque un cinquième ravitaillement gargantuesque. Un des organisateurs, qui a dû reconnaitre mon maillot, vient vers moi et m’interroge sur mon ressenti. Je lui indique qu’une fois de plus tout est parfait.

     Je ne croyais pas si bien dire quand, au hasard d’un champ, le château s’offre une nouvelle fois à notre regard. Puis nous regagnons la Loire avant d’arriver au village de l’organisation.

     Le jus de houblon qui est offert est bienvenu pour fêter cette magnifique après-midi de vélo.

    Le MSD Chartres organisait le samedi 20 septembre son dernier BRM de la saison. Nommé Le Convivial, il consiste à ce que les cyclos choisissent un des quatre départs possibles (Chartres, Nogent le Roi, Vernouillet et Montigny le Bretonneux) et les rallient les uns après les autres car ils faisaient également office de ravitaillement. Ce sont donc un peu plus de 300 participants qui s’alignaient au total sur les 4 départs.

      Arrivé tout juste à 7h30, l’ensemble des partants étaient déjà prêts devant le stade de Rechèvres. Je récupère ma carte de pointage et attends que les amis du CJF soient également prêts à partir. Nous nous élançons, moi à l’arrière prenant leur roue et nous traversons Chartres à un bon rythme. Au sein du Cercle Jules Ferry, les on les appelle les costauds. Je peine déjà le dimanche à les suivre lorsque je me joins à eux, je sais donc que je ne tiendrai par leur rythme sur 200 bornes. Je me laisse alors distancer tout doucement mais ils restent en ligne de mire jusqu’au premier pointage à Baillolet au kilomètre 22. Les organisateurs ont mis un code à scanner avec les smartphones ; cela leur permet d’être informés en temps réel du passage des participants.

      La pluie commence alors à tomber sérieusement. Pendant que chacun s’équipe, je repars sachant qu’ils me doubleront rapidement. Je ne croyais pas si bien dire, ma roue avant commençant à flotter sérieusement. Je m’arrête pour réparer cette crevaison au kilomètre 24. Les participants me doublent les uns après les autres. Une fois ce pneu récalcitrant réparé, je repars à mon rythme.

     Je profite de la traversée de Maintenon pour pointer le BPF sur l’application FFVélo. Arrive ensuite le pointage à Nogent le Roi. Non seulement le ravitaillement est bienvenu, mais j’emprunte une véritable pompe pour bien faire la pression de la roue réparée.

     Serein je repars et retrouve Elisabeth et Gérard, un charmant couple que je croise régulièrement sur les BRM. Ils ont 17 Paris-Brest-Paris à eux deux. Nous traversons la forêt ensemble et évitons de sacrés nids de poule pour ne pas dire d’autruche ! Au hasard d’une halte et après une vingtaine de kilomètres, je poursuis mon chemin seul sous la pluie drue.

     Le CP3 de Montigny me permet de déjeuner à l’abri de la pluie. Rassasié, je repars une nouvelle fois et sors de cette agglomération. J’ai un véritable sentiment d’insécurité lorsque je suis doublé par un cortège de fous furieux au volant de berlines ultra puissantes. 

      Je retrouve alors la campagne, le ciel s’éclaircit et l’après-midi s’annonce agréable. La trace s’oriente plein ouest et le vent fort et perpendiculaire n’est pas facilitant. Arrive la dernière bosse que je franchis en compagnie de David qui vient du Mans et qui réalise son premier BRM. Nous basculons ensemble sur Vernouillet et allons pointer au CP4, lieu du dernier ravitaillement.

     Restent 45 kilomètres avec un vent contraire particulièrement fort. Je suis stoppé dans mon effort par une nouvelle crevaison, cette fois sur le pneu arrière. Rapidement réparée, je remonte en selle et file vers l’arrivée. Bien content d’apercevoir la cathédrale, plus d’une heure après les copains du CJF, je salue les organisateurs présents à l’arrivée avant de rentrer à la maison.

  

Vous êtes ici : Accueil Activités Cyclotourisme