Dodécaudax de mars
- Détails
- Mis à jour : 7 mars 2025
- Écrit par Christophe Bourienne
Dimanche 2 mars :
J’avais initialement prévu de réaliser le dodécaudax de mars en profitant de la magnifique organisation du Cercle Jules Ferry et de son BRM200.
L’année passée, nous avions tenté avec Joël le parcours de 200km en gravel mais la boue avait eu raison de nous et nous avions alors basculé à mi-chemin sur le parcours route. Cette année, je m’alignais au départ sans mon compagnon de route qui avait eu la mauvaise idée de faire une cabriole la semaine avant.
Mon propre départ était incertain jusqu’au matin même car un sérieux problème oculaire me faisait douter de mes chances à rallier l’arrivée. Néanmoins, après avoir pris conseil auprès d’Anne-Marie, chaussé d’un casque identique au sien avec visière, et muni de mon traitement ophtalmique, je tentais l’aventure. Je savais qu’Héloïse, mon ainée, était prête à venir me récupérer si besoin était ; encore avait-elle précisé si c’est après 11h…
Au départ, la première belle surprise de la journée était de retrouver Claude venue encourager un de ses amis, connu lorsque tous deux étaient sociétaires du club de Beaugency. Puis je retrouve Jean-François, beau-frère de Jean-Paul et notre copain Stéphane arrivé de Vierzon. Tous deux ont décidé d’accompagner Ludovic qui va effectuer ce brevet avec un vélo plus que centenaire pour célébrer les cents ans de la parution de Raboliot car cette randonnée s’appelle justement Sur les traces de Raboliot.
Le départ est donné à 7h30 et comme les 600 participants, je m’élance tranquillement pour traverser le centre-ville. La température frise le zéro degré.
Une fois la Loire franchie, les parcours route et gravel se séparent. Nous longeons le fleuve jusqu’à Sandillon et les premiers rayons solaires réveillent la nature, les cyclistes et mon œil droit. Cela ne concourt pas à ma sérénité. Puis nous prenons plein sud vers la Ferté Saint Aubin. Je roule pendant quelques kilomètres avec Elisabeth et Gérard du MSD Cyclo que j’ai plaisir à retrouver. Nous avons par le passé réalisé d’autres brevets ensemble.
Après la Ferté, je me retrouve avec Thomas, autre sociétaire d’Orléans Cyclotouriste. Nous ne nous connaissons pas car son organisation familiale l’a contraint à freiner les sorties quand je suis devenu adhérent du club. Nous nous trouvons des centres d’intérêts communs dont les vieux vélos.
Au château du Bon Hôtel, la majorité des routiers se croisent et se tiennent dans quelques poignées de minutes après avoir pointé leur carte.
Avant d’arriver à Neung sur Beuvron, j’échange avec un jeune cyclo, francilien, qui a profité de ce BRM pour rendre visite à ses grands-parents solognots. A Neung, se trouve le second CP. Même si l’accueil d’Eric et de Georges est très chaleureux, je poursuis ma route car il est un peu tôt pour déjeuner. Je m’arrête à Vernou en Sologne, au bord de l’étang pour pique-niquer. Il est midi pile et c’est l’heure à laquelle Joël décide de prendre de mes nouvelles. Le bonhomme est en forme et l’œil tient le coup.
Je repars et comme à chaque fois, les 20 kilomètres qui suivent le déjeuner sont compliqués. Je prends mon mal en patience et double un premier groupe, puis un second qui roulait fort mais donc l’un des membres est victime d’une crevaison. C’est surtout avec le club de Pantin que nous jouons à saute-moutons. Au hasard des arrêts nous nous doublons à plusieurs reprises. Ils roulent plus vite mais je m’arrête moins. Nous passons Cheverny, Villesavin et comme beaucoup, je prends mon goûter « royal » devant Chambord.
Tout le monde sait que le dernier quart va être costaud avec un fort vent contraire. Par chance, lors de la traversée du pont de Muides sur Loire, je suis rejoint par le club de Sceaux. Ils sont costauds mais je prends leur roue et ils m’emmènent jusqu’au 5ème point de contrôle à Mézières. Encore une fois je ne m’attarde pas. Une crampe me fait comprendre que je ne tiendrai plus le rythme des Scéens et qu’il vaut mieux rentrer plus tranquillement et à mon rythme.
C’est ce que je fais jusqu’à Orléans où la traversée de la ville a comme un goût de réussite. Malgré tout mon œil droit manque d’humidification. C’est bien dommage car Chantal et Joël m’ont fait l’immense surprise de m’attendre à l’arrivée. Les voir me remplit d’une profonde émotion et la larme n’était pas loin.
Cette journée est représentative des amitiés fortes et profondes qui naissent grâce au vélo. Merci mes amis de l’OCT, à ceux du CJF, aux compagnons de route qui ont permis que cette journée, certes dans l’adversité, soit une nouvelle fois, une magnifique journée de vélo !