Orléans Cyclo Touriste
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BRM 1000 de l'Atlantique

Détails
Écrit par : Christophe Bourienne

Départ jeudi 10 septembre à Chartres :

Le BRM 1000 de l’Atlantique organisé par le MSD Chartres Cyclo avait été annulé à cause de la canicule. Deux sessions de remplacement ont été programmées et celle qui démarrait jeudi à 8h était compatible avec mon calendrier. L’occasion était trop belle pour la louper. C’est aussi et surtout l’envie de voir l’Atlantique de la Rochelle à Fromentine qui m’attirait !

Nous sommes comme toujours parfaitement accueillis par Laetitia et Yvon. Je retrouve mes copains du CJF, Dom, Laurent, Bertrand et Didier ainsi que Didier de Contres.  

Je suis dans le troisième groupe quand le départ est donné. La sortie de Chartres se fait sans encombre et, une fois l’agglomération quittée, je suis rapidement distancé. Bien que nous traversons la Beauce, le début du parcours est superbe car jalonné de très beaux villages avant de parcourir la vallée du Loir.

Après une première centaine de kilomètres parcourus, je fais une pause déjeuner à St Calais. Je ne sais pas expliquer pourquoi mais, alors que je mangeais les produits achetés à la boulangerie, la commerçante vient m’offrir un chausson aux pommes. Pourtant elle ne sait pas que je viens de croquer à pleines dents dans ma langue pour venir à bout de la pâte sablée de son flan vanillé.

Je reprends la route et passe le CP1 à Poncé sur le Loir à 14h. Je déroule tranquillement jusqu’à Saumur où je prends mon diner. Alors que je termine mon repas, prêt à repartir, je suis rejoint par Didier. Je prends congé de lui et file pointer au km 231 à Montreuil Bellay. Il est 19h30, le parcours à travers les vignes au soleil couchant est tout simplement magnifique.

Un peu avant Thouars je retrouve un participant belge. Il a prévu de dormir dans une caravane grâce à Welcome to my garden. Le parcours enchaine les bosses jusqu’à Parthenay où j’arrive à 23h soit 2h avant ma planification. Je repars à 4h00 sans avoir croisé qui que ce soit dans l’hôtel. La gérante m’avait laissé le code d’accès et ma clef sur le comptoir. Le réveil est malgré tout difficile dans les bosses jusqu’à Niort.

Pointage au km350 à 6h20 où je retrouve deux cyclos. Une boulangerie ouvre à mon arrivée. Je commande de quoi petit-déjeuner mais mon chocolat chaud se renverse sur le vélo, ses sacoches et mes jolies chaussures neuves. La trace jusqu’à La Rochelle est plate. En sortant du chef-lieu des Deux Sèvres, je suis doublé par Dom et Bertrand qui y ont passé la nuit. La Sèvre Niortaise est magnifique. Nous longeons les canaux au cœur du marais Poitevin. Nous étions prévenus : certaines portions sont parfaites pour le gravel. Mieux valait les parcourir de jour comme précisé par Yvon.

A Marans, je déniche une boulangerie, l’occasion de valider le CP4 au km400. Puis je suis accueilli par une petite giboulée à l’arrivée de La Rochelle 25 km plus loin. Il est bientôt 11h et les filles sont là ! J’en profite pour adresser un message à Belle-maman pour son anniversaire.

En début d’après-midi, je suis dans le dur. Une glace revigorante de la superette de Triaize m’aide à repartir alors qu’un angevin retrouvé sur la route m’indique avoir prévu sa prochaine pause au km800 ; chapeau à lui !

Je retrouve à Talmont Saint Hilaire des routes que je connais très bien à partir du km 500. Il est un peu plus de 15h10 quand j’empreinte la piste cyclable sécurisante mais peu pratique. L’arrivée aux Sables par le sud est magique. Le soleil se reflète dans l’océan, les vagues explosent sur la corniche ; ce sont des marées à fort coefficient. Je m’arrête sur le remblai et déguste une glace artisanale. Le parcours remplit toutes ses promesses. Nous ne sommes que vendredi après-midi mais la plage est bondée.

Rempli de joie, je reprends la route et m’arrête à Brem/mer dans une boulangerie. J’y retrouve un participant et je repars avec les victuailles pour diner à Fromentine. La trace passe par l’intérieur des terres après avoir quitté la côte à St Gilles. Là aussi les terrasses étaient bondées. Je suis sur mes terres estivales. Le vent contraire assèche le gosier. Après avoir traversé les marais salants, j’arrive enfin à Fromentine. Je me pose face au pont de Noirmoutier, pour diner avec le soleil déclinant. Je m’étais inscrit pour vivre en une seule trace ces moments magiques : je ne suis pas déçu du voyage ! Je suis au km 585, il est 19h30.

A peine le soleil s’est-il couché que la fraicheur apparait. La journée se termine à 00h15 au km670 à l’hôtel réservé à Clisson. La veilleur de nuit de l’hôtel m’accueille avec un « vous êtes à l’heure, vous m’aviez dit entre 00h00 et 1h00 ». le challenge est en effet rempli pour cette seconde journée. Je me réveille naturellement à 5h30 comme si j’allais au travail. La différence est que nous sommes samedi. Je prends un excellent et consistant petit-déjeuner avant de reprendre la route à 6h30. Le soleil peine à traverser les nappes de brouillard matinal. L’ambiance est à nouveau magique.

Nous sommes au kilomètre 712 à Saint Florent le Vieil quand je m’arrête à nouveau dans une boulangerie pour un encas. Je sens que la journée pourrait être compliquée. Je retrouve un cyclo qui me double fréquemment à une vive allure. Comme souvent je m’aperçois que je compense mon manque de vélocité par des pauses limitées en nombre et en temps.

Le 10ème contrôle de passage est à Saint Mathurin sur Loire au km774. Je trouve Géraldine posée devant une supérette. Nous déjeunons ensemble et termine mon repas par une glace bienvenue car il nous reste 2000m de D+ à franchir. Je constate rapidement que la fatigue va se faire sentir. Je fais une micro sieste d’un quart d’heure qui me permet de passer lentement mais surement le Perche Sarthois. C’est d’ailleurs l’occasion de goûter à Malicorne sur Sarthe au Km830.

C’est au Grand Lucé au km880 que je pensais faire ma dernière halte. Je retrouve un participant desséché qui roule depuis la veille au soir. Après m’être restauré, je le laisse se reposer et suis prêt à enchainer les dernières bosses. Craignant le manque d’eau dans la nuit, je m’arrête à une camionnette à pizza pour acheter une boisson. Le pizzaïolo n’en vend pas. Il m’offre néanmoins une petite bouteille et refuse que je la lui paye. Merci à lui.

Je m’arrête par la suite à Vibray où une course de voiture à pédales est organisée. Cette halte festive est fort appréciée après un moment délicat dans la forêt dû à une mauvaise rencontre. La vue du château de Montmirail se mérite mais c’est l’une des dernières cotes à gravir. Les dernières dizaines de kilomètres sont plutôt descendantes à travers la Beauce.

J’arrive à Chartres à 2h44, fatigué mais ravi de cette aventure.

Mille mercis au MSD Chartres, à Laetitia et Yvon et à l’ensemble des bénévoles de nous avoir permis de vivre ce 1000 de l’Atlantique.

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Bordeaux - Saint Malo via Chambord

Détails
Écrit par : Christophe Bourienne

Du mercredi 20 au samedi 23 mai :

     Nous sommes le mercredi 20 mai après-midi et j'entre dans le magnifique vélodrome de Bordeaux accompagné de mon Papa venu assister au départ. Quelques concurrents sont déjà présents. Comme eux, je récupère ma balise GPS, ma plaque de cadre et passe le contrôle technique de mon vélo. Je tente sans succès de me reposer jusqu'au briefing. Les bénévoles sont présentés et les consignes de sécurité rappelées. Nous prendrons tous le départ à 22h30 une fois le pont levant Chaban-Delmas redescendu après le passage d'un paquebot. 

     En attendant, je discute avec certains participants. Je fais la connaissance d'Aurélien, cherbourgeois et champion du monde de monocycle qui va tenter de rallier l'arrivée. C'est grâce à son petit frère qu'il s'est intéressé et entrainé à utiliser cet engin. Techniquement, sa machine, unique au monde est remarquable. 

     Nous sommes 250 participants dont seulement 17 femmes. Je m'étonne auprès de l'une d'elle que son vélo est peu chargé par rapport au mien. La réponse de Nathalie ne se fait pas attendre : "je ne m'arrete pas". Forcément, on ne joue pas dans la même catégorie. 815 km sans dormir, ce n'est pas dans mes capacités ! 

     Le stress se mêle à l'euphorie plus l'horaire du départ approche. Nous nous positionnons à l'intérieur du vélodrome. Puis le départ est donné par groupe de quelques dizaines de participants. Nous faisons un tour de piste avant d'être salués par la Banda des Saltimbrank's et les Cheerleaders des Red Foxes. 

     Une fois sortis du vélodrome nous nous retrouvons dans la circulation bordelaise et apercevons rapidement quelques monuments emblématiques. 

     Les groupes se dispersent intersection après intersection ; chacun prenant également son rythme de croisière. Je sais que l'épreuve va être longue et je régule ma vitesse pour ne pas utiliser de l'énergie à mauvais escient. Il fait nuit mais je sens que le passage du pont au-dessus de la Dordogne pourrait m'impressionner s'il faisait jour. 

     La lune étant quasiment absente, seuls quelques petits clignotements rouges aperçus de temps en temps égayent la vision. Je me restaure une première fois sous une petite halle éclairée à Châtignac. Nous sommes en Charente. Plus loin, à Villebois-Lavalette, de nombreux participants squattent une halle bien équipée en table de pique-nique. Quelques dizaines de mètres après, un sacré pétard me fait mettre pied à terre. Le ciel commence gentiment à s'éclaircir. La nuit a été néanmoins plus que fraiche. Ayant pris le départ avec une migraine, je ne suis pas au mieux de ma forme et je pense à abandonner. Le vélo c'est aussi et surtout une part de force morale. Je me raisonne et continue à appuyer sur les pédales pendant une heure. J'arrive alors devant une boulangerie qui ouvre à ce moment précis à Saint Sornin. D'un coup le moral repart et le bonhomme aussi.

     Le soleil permet au thermomètre de remonter et je prends du plaisir à parcourir des routes déjà empruntées avec mes amis de l'Orléans Cyclotouriste. La fatigue se fait néanmoins sentir. Je m'allonge pendant un quart d'heure sur une table au pied du pont de l'isle Jourdain. Je repars sous une forte chaleur mais les souvenirs continuent de ressurgir à Saint Savin. Nous sommes dans la Vienne et deux moutons sont venus saluer ma montée de la côte d'Angles sur Anglin. A Chatillon sur Indre, je me restaure copieusement à l'épicerie encore ouverte vers 20h avant de traverser la citadelle. Je passe Montrésor et une sacrée côte cachée derrière la halle alors que la nuit se présente. 

     Je peine énormément à rejoindre la base de vie de Vineuil. Pourtant le parcours est moins exigeant que ce qu'il fut plus tôt dans la journée. En fait, j'ai véritablement la frousse qu'un sanglier traverse devant moi dans les douces descentes au milieu des bois. Enfin arrivé au gymnase, je me dis que la première partie est faite avec 435 km. Je m'installe confortablement avec mon matelas et mon duvet pour 4h de sommeil salvateur.

     Pour cette seconde partie, je repars pour rejoindre Chambord et ne m'attarde pas lors de la traversée du Loir et Cher que je connais bien. Je recommande néanmoins la boulangerie de Mondoubleau ! 

     Peu après, je suis doublé par la moto du caméraman avec qui un joyeux échange se crée. Puis je découvre le Perche Sarthois et arrive pour le goûter à la seconde base de vie située à Bonnetable au km 580. Je reprends la route pour 50 km jusqu'à Sillé-le-Guillaume. Une horrible douleur s'est installée au niveau du genou droit. J'arrive tant bien que mal sur mon lieu de repos et espère que la nuit sera apaisante. 

     Ce sera en partie le cas et je prends la route à 6h30. Je déconseille très fortement les Alpes Mancelles au petit déjeuner : c'est totalement indigeste ! En effet le col de la Galerie qui culmine à 258 m d'altitude est alors franchi. Puis nous apercevons le château de Montrésor et traversons Mayenne. 

      Puis nous entrons en Bretagne avec la magnifique cité de Fougères. Nous sommes samedi et c'est jour de marché. Nous sommes notamment accueillis par un vendeur de galette-saucisse et ses fumerolles ! 

     Les villages sont tous plus jolis les uns que les autres avec par exemple Bazouges la Pérouze où je me suis particulièrement rafraichi pour ne pas souffrir de la chaleur toujours présente. 

     Mais plus nous nous rapprochons de la mer, plus l'air est respirable. 

 

     J'entre enfin dans Saint Malo en étant particulièrement joyeux. Je prends le temps de savourer. Mais c'était sans compter sur l'organisation d'Olivier : tour de piste du vélodrome avec applaudissements des bénévoles présents et tintement de la cloche ! Et ma joie est décuplée par la présente de mon Papa. Il a vécu le départ, suivi mon avancée avec les autres membres de ma famille grace au tracker et était présent au bout. 

     Merci à mes supporters et notamment à Stéphanie et les enfants. 

     Ce fut une belle aventure réalisée en 67h dont 13 de sommeil. Traverser la France en vélo permet de découvrir de magnifiques paysages, ses richesses historiques, architecturales. Enfin et surtout les moments de partage avec les autres participants, les bénévoles, les gens rencontrés au fil des arrêts est une richesse inestimable. Je suis heureux d'avoir terminé cette aventure.  

 

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Mai à vélo

Détails
Écrit par : RENAULT Guillaume

Le samedi 30 mai prochain aura lieu à Orléans la cyclodécouverte

Au fil de la Loire et du Canal d'Orléans

organisé par notre club Orléans Cyclo Touriste !

 coureur-avec-un-casque

Le départ se fera de la Capitainerie quai du Fort Alleaume à Orléans.

  • Nous vous proposons :
    • 1 parcours VTC familial encadré de 30 km gratuit.

 

Les inscriptions se font au préalable en contactant :

  • Didier BOISSEAU au 06 38 95 76 47 ou par mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Joël RENAULT au 02 36 99 89 10 ou par mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Ou sur place à partir de 10h (randonnée limitée à 60 participants).

 

Le départ aura lieu à 10h30.

Merci de prévoir votre pique-nique pour cette journée de vélo.

 

Pour plus d'informations, consultez ce document :

joc

 

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